Le catalogue des Éditions de l'EFEO, riche d'environ 600 titres, propose des publications portant sur l'Asie, depuis l'Inde jusqu'au Japon, et couvrant un large spectre disciplinaire en sciences humaines et sociales (archéologie, histoire, anthropologie, littératures, philologie, etc.).
Ces publications, si elles s'adressent d'abord à la communauté scientifique, intéressent également un public attiré par les civilisations et sociétés d'Asie.

La société civile face à l'État dans les traditions chinoise, japonaise, coréenne et vietnamienne

ISBN : 2-85539-602-6

ISBN-13 : 9782855396026

ISSN : 1269-8067

Largeur : 18,5 cm

Hauteur : 27,5 cm

Poids : 1,04 kg

Nombre de pages : 484

Distributeur : EFEO Diffusion

Géographie : Vietnam, Chine, Japon, Corée

Langue : Français, Anglais

Lieu : Paris

Support : Papier

Description :

478 p., 27,5 x 18,5

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Résumé

La société civile face à l’Etat
dans les traditions chinoise, japonaise, coréenne et vietnamienne
Actes du colloque américano-européen de Paris, 29-31 mai 1991, édités par Léon Vandermeersch
La problématique de la sociabilité a été renouvelée par les travaux qui, comme ceux de Jürgen Habermas, engagent l’analyse non plus simplement sur les rapports de l’individu et du groupe, mais sur l’organisation de la collectivité sous l’effet de la libre spontanéité de ses membres d’une part, et du pouvoir contraignant d’autre part, en interaction dialectique. Comment se constitue la société civile face à l’Etat ? La sphère privée en interférence avec la sphère publique ? Dans quelles conditions de la production culturelle et idéologique ? A ces questions, un colloque de spécialistes de l’Asie orientale, réuni à Paris en 1991, a voulu apporter des éléments de réponse relativement à l’histoire des sociétés chinoise, japonaise, coréenne et vietnamienne. Le recueil des communications présentées – en anglais et en français – met en perspective certaines des formes les plus caractéristiques du système social de la Chine ancienne, médiévale et moderne, du Japon féodal et postféodal, de la Corée traditionnelle, du Viet-nam du XVIIè siècle.

Table des matières

Introduction

HSU Cho-yun, Development of State-Society Relationship in Early China

D.W.Y. KWOK, Moral Community and Civil Society in China: Enigmas viewed from the Traditions of Protest and Political Advice

Charles LE BLANC, État et société sous les premiers Han

Donald HOLZMAN, Civil Society vs the State in Early Medieval China: The System of the Nine Categories and the Impartial and Just

Peter K. BOL, The Examination System and Sung Literati Culture

Richard John LYNN, Traditional Chinese Poetry Society: A case Study of the Moon Spring Society (Pujiang, Zhejiang, 1286/7)

Ian MCMORRAN, Les conceptions de l’État et de la société chez les confucianistes du XVIIe siècle : quelques remarques préliminaires

Paul S. ROPP, Vehicles of Dissent in Late Imperial Chinese Culture

Leif LITTRUP, The Un-Oppressive State and Comparative History: Some Observations on Ming-Qing Local Society

Mary BACKUS RANKIN, The Local Managerial Public Sphere: Refashioning State-Societal Relations in Late Imperial China

Eduard B. VERMEER, Ch’ing Government Concerns with the Exploitation of New Farmland

Harriet T. ZURNDORFER, How to be a Good Wife and Good Scholar at the Same Time: 18th Century Prescriptions on Chinese Female Behavior. A Preliminary Investigation

Pierre-Étienne WILL, L’État, la sphère publique et la redistribution des subsistances à l’époque des Qing

John LAGERWEY, Culte et lignage en Chine rurale

Philip A. KUHN, Civil Society and Constitutional Development

David STRAND, Changing Dimensions of Social and Public Life in Early Twentieth Century Chinese Cities

Corinna HANA, The Chinese Co-operative Movements during the 1920s and their Significance for Society and State

Brian E. MCKNIGHT, Law and the Prospects for Democracy in China

NGUYỄN Thế Anh, State and Civil Society under the Trinh Lords in Seventeenth Century Vietnam

JaHyun Kim HABOUSH, Academies and Civil Society in Chosŏn Korea

James PALAIS, Political Leadership and the Yangban in the Chosŏn Dynasty

Paul VARLEY, The Loyalty Ethic of Vassal Warriors in Medevial Japan

Marius B. JANSEN, State and Society in Tokugawa Japan Joshua

A. FOGEL, Japanese Views of Local Autonomy and the Local Community (kyōdōtai) in Imperial China

William R. LAFLEUR, An Ethics of As-Is: State and Society in the Rinrigaku of Watsuji Tetsurō Olof

G. LIDIN, Civil Society East and West, Some Notes

À propos de la collection

Japon

A l'occasion de la tenue du festival d'histoire de l'Art de Fontainebleau dont le pays invité est, cette année, le Japon. Venez découvrir ou re-découvrir les publications de l'École française d'Extrême-Orient traitant de ce beau pays.

À propos de l'éditeur

Vandermeersch (Léon)

Wervicq-Sud, 1928

Membre de l'EFEO de 1956 à 1966, directeur de 1989 à 1993

Entré à l'École nationale des langues orientales en 1945, Léon Vandermeersch y obtient les brevets de chinois (1948) et de vietnamien (1950), tout en poursuivant simultanément à l'université des études de philosophie (licence d'enseignement et DES en 1946-1951) et de droit (doctorat obtenu en 1951). Il obtient ultérieurement le diplôme de l'École pratique des hautes études, VIe section, pour un mémoire sur le légisme chinois (1962), et le doctorat d'État ès lettres pour une thèse sur les institutions de la Chine archaïque (1975).

Sa carrière d'enseignant-chercheur a commencé à Saigon, par un premier poste de professeur au lycée Petrus Truong Vinh-Ky (1951-1954), auquel s'est ajoutée une charge d'enseignement de droit romain à la Faculté de droit (1952-1954). Après un congé en métropole, un second poste le conduit au lycée Albert Sarraut de Hanoi (1955-1956), encore français, mais déjà sous le régime de la République démocratique du Vietnam. De ce second poste, il est rapidement retiré par la Délégation générale de France à Hanoi, pour être affecté, vu les nécessités du service, dès avril 1956, à la conservation du musée Louis Finot. Ce musée dépend de l'EFEO, où L. Vandermeersch entre alors comme chercheur. Suivent dix années d'activité à l'École, d'abord en études vietnamiennes à Hanoi, sous la direction de M. Durand, à quoi s'ajoute l'administration par interim du centre de Hanoi, après le retour à Paris de M. Durand en 1957 - charge qui a comporté notamment, par application des accords de Genève, le transfert aux autorités vietnamiennes de la bibliothèque et du musée de l'École -, suivie de la réinstallation du centre de l'École dans un nouveau local (ultérieurement abandonné lors de la rupture de l'École avec les autorités de Hanoi en 1959). Rentré à Paris en 1958, L. Vandermeersch passe aux études chinoises, sous la direction de P. Demiéville. Il est alors affecté successivement à Kyôto, où il travaille à la section orientale du Jinbun kagaku kenkyusho tout en poursuivant sa formation sinologique à l'université de Kyôto auprès de Shigezawa Toshio (en philosophie chinoise ancienne), d'Ogawa Tamaki (en littérature classique) et de Yoshikawa Kojiro (en explication du Shiji) ; à Hong Kong, où il est reçu comme research fellow au Département de chinois de l'École de langues de l'université, et travaille la paléographie et la linguistique du chinois ancien auprès de Jao Tsung-I (à la disposition duquel il sera ultérieurement placé comme assistant par l'EFEO, en Inde puis en France en 1963-1966) ; enfin, de nouveau à Kyôto, où cette fois il travaille l'histoire du droit chinois ancien au séminaire d'Uchida Tomoo, à l'université Doshisha.

Passé de l'EFEO à l'université en 1966, L. Vandermeersch occupe, en études chinoises, des postes successifs de maître de conférences, de professeur, puis de directeur d'études à la Faculté des lettres d'Aix-en-Provence, où il crée l'enseignement du chinois (1966-1973), à l'université Paris-VII, où il dirige l'UER d'Asie orientale (1973-1979) et enfin à l'École pratique des hautes études, Ve section, où il enseigne l'histoire du confucianisme (jusqu'à sa retraite en 1993). C'est en détachement de ce dernier poste qu'il a en outre assuré la direction de la Maison franco-japonaise de Tôkyô en 1981-1984 et la direction de l'EFEO en 1989-1993. L. Vandermeersch a, par ailleurs, entre autres fonctions, appartenu au Comité national du CNRS de 1976 à 1982 et de 1989 à 1993, il est cofondateur avec W. Th. De Bary du Comité américano-européen pour la promotion des études orientales, et a présidé de 1987 à 1993 la section européenne de ce comité.

Participant régulier aux colloques de sa spécialité se tenant en Asie, en Europe ou aux États-Unis, il en a lui-même organisé plusieurs à Tôkyô, à Paris et à Hanoi. Ses recherches ont porté principalement sur l'histoire des institutions et des idées politiques en Chine, sur l'idéographie chinoise, sur le confucianisme et sur le développement post-moderne du monde sinisé. Il s'est attaché, d'une part à développer ce que révélaient les apports les plus récents de l'archéologie et de l'épigraphie chinoises - notamment en initiant en France l'étude des inscriptions oraculaires Yin de la fin du IIe millénaire av. J.-C. - et d'autre part à valoriser l'application à la Chine et au monde sinisé du point de vue de l'histoire des mentalités. Ces recherches ont fait l'objet de six ouvrages et d'une centaine d'articles.

L. Vandermeersch est chevalier de l'Ordre de la Légion d'Honneur et de l'Ordre des Palmes académiques, décoré de l'Étoile d'or et d'argent de l'Ordre du Trésor sacré du Japon, correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, lauréat du prix Stanislas Julien et du prix d'Aumale de cette Académie.

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