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Ces publications, si elles s'adressent d'abord à la communauté scientifique, intéressent également un public attiré par les civilisations et sociétés d'Asie.

Le Don de voir

Premières représentations krishnaïtes de la région de Mathurā

Charlotte Schmid

Collection : Monographies / PEFEO

Numéro de collection: 193

Édition: EFEO

Année de parution: 2010

Statut : Disponible

50,00

ISBN-13 : 978-2-85539-131-1

ISSN : 1269-8326

Largeur : 16 cm

Hauteur : 24 cm

Poids : 1,75 kg

Nombre de pages : 752

Distributeur : EFEO Diffusion

Géographie : Inde

Langue : Français

Lieu : Paris

Support : Papier

Description :

752 p., ill. n.&b.

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Résumé

Vestiges jaïns, bouddhiques et brahmaniques des environs de notre ère, mosquée du XVIIe siècle, sur la rive de la Yamunā au sud de Delhi, Mathurā pèse son poids d’histoire. Ce sont les cultes krishnaïtes cependant qui ont façonné l’identité culturelle de la ville depuis des siècles : l’ensemble de la mythologie indienne situe la naissance de Kr̥ṣṇa à Mathurā, vers laquelle se pressent les pèlerins. Les données archéologiques et littéraires du premier millénaire sont pourtant équivoques. Plaçant l’accent sur « le don de voir » lorsqu’il offre à Arjuna un œil divin pour contempler l’invisible, le Kr̥ṣṇa de la Bhagavadgītā se présente sous une forme à quatre bras qui correspond à la première iconographie krishnaïte connue de la région de Mathurā. Mais le culte de Kr̥ṣṇa y est aujourd’hui organisé autour d’un dieu-bouvier apparaissant dans le Harivaṃśa, qui conte la légende de l’enfance du dieu et Mathurā est pratiquement absente du Mahābhārata. Qui est le dieu aux quatre bras de l’Épopée et de la région de Mathurā aux environs de notre ère ? Une forme de Viṣṇu ? Quel lien unit l’enfant du Harivaṃśa figuré dans l’empire goupta et le dieu adulte aux bras multiples de l’âge kouchan ? La confrontation de données matérielles anciennes et d’une tradition vivante dont les textes sont une catégorie fondatrice met en valeur des processus d’évitement. Les images de pierre attestent un culte dévotionnel donnant forme humaine à un dieu ; elles éclairent les débuts du concept mythologique des avatāra de Viṣṇu. Elles précisent aussi les contours d’univers différents. Les textes écrits par des brahmanes ont leur monde ; les sculptures évoluent dans un autre, et les modèles paraissent d’autant plus divers que seuls certains d’entre eux nous sont parvenus. Proposant l’archéologie d’une légende, cet ouvrage s’interroge sur les formes prises par la domination du texte dans la conception même d’une histoire des religions et des cultures en Inde. Les figures sculptées sont l’outil privilégié de cette interrogation. Regardons-les pour tenter de les reconnaître.

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