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Le sacrifice au Ciel dans la Chine ancienne : théorie et pratique sous les Han occidentaux.

Marianne Bujard

Collection : Monographies / PEFEO

Numéro de collection: 187

Édition: EFEO

Année de parution: 2000

Statut : Disponible

35,00

ISBN : 2-85539-787-1

ISBN-13 : 978-2-85539-787-0

ISSN : 1269-8326

Largeur : 16 cm

Hauteur : 24 cm

Poids : 0,48 kg

Nombre de pages : 264

Distributeur : EFEO Diffusion

Géographie : Chine

Langue : Français

Lieu : Paris

Support : Papier

Description :

264 p. , ill., 24 cm.

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Notes

L'auteur étudie la mise en place du rituel le plus solennel de la religion impériale à l'époque des Han occidentaux, le sacrifice au Ciel. Tous les ans, jusqu'à la fin de l'empire, le souverain se rend en personne dans la banlieue de la capitale pour y sacrifier un boeuf en honneur du Ciel, son père divin. Ce rituel, réservé à l'empereur, est appelé jiao, mot signifiant aussi « banlieue ». Si, traditionnellement, ce rituel passe pour remonter à la plus haute antiquité, l'analyse des occurrences du mot jiao dans les sources anciennes révèle que c'est en réalité l'éminent lettré des Han occidentaux, Dong Zhongshu (195-115), qui le premier affirma l'ancienneté de ce sacrifice et lpaida pour sa célébration auprès de l'empereur Wu (r. 144-87).Poursuivant son enquête principalement dans les Mémoires historiques de Sima Qian (145-86) et le « Traité des sacrifices » des Annales des Han (dont la seconde partie est ici traduite et annotée), l'auteur explique comment, sous la pression des lettrés, ce rituel intégra le culte impérial, notamment en prenant la place du sacrifice offert au dieu Taiyi. Cette innovation faisait partie d'une offensive plus générale menée par les lettrés pour réformer radicalement la religion impériale, et tenter d'en exclure les multiples cultes locaux souvent promus et célébrés par les magiciens fangshi. Dès lors, la politique religieuse de l'empire s'engagea dans un mouvement de revirements continuels, qui n'est pas sans ressembler à celui que l'on observe encore dans la Chine d'aujourd'hui, consistant à tolérer, voire à reconnaître officiellement des activités religieuses, pour les rejeter plus tard et les interdire au nom de la lutte contre les superstitions. 

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