Lettres de Raden Adjeng Kartini : Java en 1900

choisies et traduites par Louis-Charles Damais

Raden Adjeng Kartini

Louis Massignon

Collection : Lain-Lain

Numéro de collection: 7

Éditeur: Damais (Louis Charles), Cuisinier (Jeanne)

Édition: EFEO - Coéditions, Forum Jakarta-Paris

Année de parution: 1999

Statut : Disponible

15,00

ISBN-13 : 978-2-85539-507-4

Largeur : 16 cm

Hauteur : 24 cm

Poids : 0,31 kg

Nombre de pages : 182

Distributeur : EFEO Diffusion

Géographie : Insulinde

Langue : Français

Lieu : Jakarta

Support : Papier

Description :

181 p., ill., 24 cm. PRIX : 10000 Rupiahs

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À propos de l'éditeur

Damais (Louis Charles)

Paris, 1911 - Djakarta (Indonésie), 1966

Membre de l'EFEO de 1949 à 1966

Passionné très tôt par les langues étrangères, Louis-Charles Damais s'inscrit à l'École nationale des langues orientales. Il fait montre de dons exceptionnels ; il obtient six diplômes : persan, arabe oriental, arabe littéral, turc, malais et chinois. Il parle également le hongrois, le hollandais, l'anglais, le russe, l'italien et apprend le sanskrit. Il suit en même temps des cours à la Sorbonne et obtient différents certificats d'études supérieures : études arabe, études indiennes et histoire des religions. En 1935, la Fondation de Montfort lui octroie une bourse, afin qu'il puisse aller à Leyde, pour apprendre le javanais et le néerlandais. Ce choix sera déterminant, car il orientera ses études futures définitivement sur l'archipel, donnant ainsi un nouveau souffle aux études indonésiennes, qui sommeillaient quelque peu en France.

En avril 1937, il se rend à Batavia, en qualité de chargé de mission du ministère de l'Éducation nationale, puis à Surakarta, « conservatoire » des traditions artistiques, où il étudie la danse, la musique et la langue javanaise. Musicien lui-même, il se passionne pour le gamelan et apprend à jouer de ses nombreux instruments. Il s'intéresse également à l'avenir socio-politique de ce pays, qui allait bientôt devenir la République d'Indonésie. Vivant à Java durant les années de l'occupation japonaise, il se lie d'amitié avec le Dr Stutterheim, chef du service archéologique des Indes néerlandaises. Fin 1941, ce dernier lui propose de prendre le poste d'épigraphiste de son service. Sa nomination est effective à partir de mars 1942, mais il n'occupe ses nouvelles fonctions que quelques jours, car il refuse de s'inscrire dans l'ordre nippon. Il entreprend néanmoins plusieurs tournées archéologiques, travaillant en étroite collaboration avec le Dr Stutterheim.

Il rentre en France en 1947, puis part à Saigon en 1949 pour enseigner à la faculté. C'est à cette époque qu'il entre à l'EFEO, comme secrétaire général : il s'installe un an à Hanoi, avant que l'École ne l'envoie fonder un centre d'études à Jakarta, en 1952. Il met en place une très importante bibliothèque, regroupe plusieurs jeunes chercheurs, contribuant ainsi au démarrage du service archéologique « Dinas Purbakala », qui prend le relais de l'organisation de l'époque hollandaise. En 1954, il participe aux réunions chargées de fixer l'usage des néologismes de l'indonésien, langue officielle de la jeune République.

C'est à partir des années cinquante qu'il publie dans le BEFEO six grandes séries d'« études » relatives à l'Indonésie. En 1959, l'École pratique des hautes études crée pour lui, dans la section sciences historiques et philologiques, une direction d'études de langues et civilisations indonésiennes. Il conserve parallèlement la direction du centre d'études de l'EFEO à Jakarta. Il meurt brutalement, à Jakarta, en mai 1966, laissant derrière lui une ouvre très importante, dont des inédits, comme le Répertoire onomastique de l'épigraphie javanaise, que son disciple, Denys Lombard, met au point pour la publication. Historien, épigraphiste, philologue, il est un esprit curieux de tout. Il traite aussi bien de théâtre que de peinture, publie des morceaux choisis de poètes indonésiens modernes et se passionne également pour l'astronomie.

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