Le catalogue des Éditions de l'EFEO, riche d'environ 600 titres, propose des publications portant sur l'Asie, depuis l'Inde jusqu'au Japon, et couvrant un large spectre disciplinaire en sciences humaines et sociales (archéologie, histoire, anthropologie, littératures, philologie, etc.).
Ces publications, si elles s'adressent d'abord à la communauté scientifique, intéressent également un public attiré par les civilisations et sociétés d'Asie.

Éditeurs - Calanca (Paola)

Diplômée de chinois à l'INALCO (1989) et licenciée d'histoire à l'université Paris-I (1991), Paola Calanca obtient un doctorat de l'EHESS en 1999. ATER, puis chargée de cours à l'INALCO et à l'université Paris-X, elle entre à l'EFEO en 2001.

Ses recherches sur la piraterie en Chine, et, au-delà, sur la marine chinoise, l'ont amenée à analyser l'administration chinoise et sa gestion de la mer aux confins méridionaux de l'Empire, du XVIIe au début du XIXe siècle. C'est grâce à un travail minutieux sur des archives dispersées aux quatre coins du monde, en Chine bien sûr, mais aussi en Angleterre, en Espagne et à Macao, complété par des enquêtes de terrain au Fujian, qu'il lui a été possible de reposer la question des frontières - frontières territoriales et frontières entre droit et non-droit. Sa thèse intitulée Piraterie et contrebande au Fujian. L'administration chinoise face aux problèmes d'illégalité maritime (17e - début 19e siècle) en est le fruit.

Après ce premier travail et sans jamais vraiment abandonner le champ de d'illégalité maritime, son domaine d'étude inclue, pour la période Ming-Qing, la défense maritime (analyse de l'organisation et du fonctionnement du système défensif, étude des fortifications), l'interaction entre population civile et militaire, l'impact de la situation régionale sur la politique et l'action du gouvernement, ainsi que les répercussions de cette même stratégie au niveau local. Parallèlement, elle mène des recherches sur l'aspect tactique de l'emploi des forces navales chinoises.Elle s'intéresse, par ailleurs, à l'histoire des frontières et à celle de la navigation. Pour cette dernière, elle se focalise sur les connaissances et les pratiques nautiques des Chinois au cours des XVIe et XVIIIe siècles, dans le but de collecter et de détailler les données concrètes relatives aux pratiques et à la vie des marins, ainsi qu'aux compétences et traditions nautiques.

Elle travaille actuellement à un nouveau livre qui examine l'histoire de Xiamen à travers les vestiges épigraphiques urbains. Les rochers et les falaises des collines autour desquelles l'ancienne ville s'est construite sont en effet couverts de poèmes, sentences et règlements inscrits. Ces textes permettent, en particulier, d'appréhender l'appropriation spatiale et temporelle du territoire par les habitants, mettent en valeur les événements qui ont marqué la conscience locale et révèlent l'interaction entre les représentants du gouvernement et l'élite locale, etc.

Elle a participé et participe à des projets collectifs portant sur l'histoire de la sûreté maritime (2010-2012), la circulations et les contacts en Asie orientale du 15e au 20 siècles » (Groupe de travail réunissant des chercheurs de diverses institutions, 2010-2011), les réseaux marchands chinois (les réseaux marchands du Fujian avant, pendant et après la chute du régime de la famille Zheng), sur la rédaction d'un China and the Maritime World, 500 BC to 1900[1800]: A Handbook of Chinese Sources on Maritime History (éditeur de la section « Défense côtière »), sur la traduction annotée d'un ouvrage de construction navale du XVIIIesiècle et sur l'histoire et l'archéologie du port de Yuegang (Zhangzhou).

Elle est membre associée au Centre de recherche sur les civilisations de l'Asie orientale (UMR 8155).

Depuis septembre 2011, elle est responsable du centre EFEO de Taipei.