Le catalogue des Éditions de l'EFEO, riche d'environ 600 titres, propose des publications portant sur l'Asie, depuis l'Inde jusqu'au Japon, et couvrant un large spectre disciplinaire en sciences humaines et sociales (archéologie, histoire, anthropologie, littératures, philologie, etc.).
Ces publications, si elles s'adressent d'abord à la communauté scientifique, intéressent également un public attiré par les civilisations et sociétés d'Asie.

The Archaeology of Bhakti II.

Royal Bhakti, Local Bhakti

Collectif

Collection : Collection Indologie

Numéro de collection: 132

Éditeur: Schmid (Charlotte), Francis (Emmanuel)

Édition: EFEO, Institut français de Pondichéry (IFP)

Année de parution: 2016

Statut : Se renseigner auprès de l'éditeur

56,00

ISBN-13 : 978-2-85539-221-9

ISSN : 0073-8352

Largeur : 17,5 cm

Hauteur : 24,5 cm

Poids : 1,35 kg

Nombre de pages : 618

Distributeur : EFEO Pondichéry Contact : shanti@efeo-pondicherry.org, distributeur online : scholarswithoutborders@gmail.com, distributeur Chennai : jibh.rkc@gmail.com

Géographie : Inde

Langue : Anglais

Lieu : Pondichéry

Support : Papier

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Résumé

This volume is the fruit of the second workshop-cum-conference on the “Archaeology of Bhakti”, which took place from 31st July to 13th August 2013 in the Pondicherry Centre of the École française d’Extrême-Orient. “Royal Bhakti, Local Bhakti” was the topic of this scholarly encounter and is the central theme of the present volume, which attempts to clarify the roles of kings, local elites and devotional communities in the development of Bhakti.

When we look at the monuments that are the material traces of Bhakti, we expect kings and their immediate relatives to have played a key role in producing them. But temples commissioned by ruling kings are in fact relatively rare: most sacred sites resonate with the voices of many different patrons responsible for commissioning the buildings or supporting the worship conducted there. Queens, princes, palace women, courtiers, local elites, Brahmin assemblies, merchant communities, and local individuals all contributed to the dynamism of Bhakti.

Far from downplaying the importance of kings as patrons, this volume explores the interactions between these different agents. Do they represent independent and separate streams of Bhakti? Or is there a continuum from large-scale royal temples to locally designed ones? What is the royal share in the development of a Bhakti deeply rooted in a specific place? And what is the local one? How did each respond to the other? Was the patronage by members of royal courts, especially women, of the same nature as that of ruling kings?

After an introduction by the editors, fifteen scholars address such issues by examining the textual foundations of Bhakti, the use of Bhakti by royal figures, the roles of artists and performers, the mediation of queens between the royal and local spheres, and the power of sacred places. The volume concludes with an afterword by Richard H. Davis.

Table des matières

Conventions
Introduction: King and Place
by Emmanuel Francis & Charlotte Schmid

Textual Foundations

* Tīrthas, Temples, Āśramas and Royal Courts: Towards a Mahābhārata Ethnography of Early Bhakti by Alf Hiltebeitel
* Bloß Glaube? Understanding Academic Constructions of Bhakti in the Past Century by Vishwa Adluri & Joydeep Bagchee
* Devotional Elements in the Sakkapañhasutta of the Dīghanikāya
by Greg Bailey
 

Royal Figures

* Word-Image Tango: Telling Stories with Words and Sculptures at the Kailāsanātha Temple Complex in Kāñcīpuram by Padma Kaimal
* Creating Royalty: Identity-Making and Devotional Images of the Woḍeyars of Mysore by Caleb Simmons
* The Servitude of the Travancore Royal Family to Śrīpadmanābhasvāmin by S.A.S. Sarma
 

Performing Bhakti

* Royal and Local Patronage of Bhakti Cult: The Case of Temple and Court Dancers by Tiziana Leucci
* Hagiography Versus History: The Tamil Pāṇar in Bhakti-Oriented Hagiographic Texts and Inscriptions by Sudalaimuthu Palaniappan
 

At the Hinge

* Queen Cempiyaṉ Mahādevī’s Religious Patronage in Tenth-Century South India: The “Missing Link” Between Local and Royal Bhakti? by Nicolas Cane
* Chiefly Queens: Local Royal Women as Temple Patrons in the Late Cōḻa Period by Leslie Orr
 

The Power of Place

* Local Bhakti or Monastic Advertising? The Functions of Medieval Jain Rock-Reliefs in Tamil Nadu by Lisa Owen
* Gods and Devotees in Medieval Tiruttaṇi by Valérie Gillet
* Found in Paratexts: Murukaṉ’s Places in Manuscripts of the Tirumurukāṟṟuppaṭai, by Emmanuel Francis
* Where are the Kings? Sites of Birth and Death of Campantar
by Uthaya Veluppillai
 

Afterword by Richard H. Davis

Contributors

List of Figures

General Index

Author Index

À propos de la collection

Collection Indologie

Les éditions critiques et traductions de sources primaires jusqu'ici inédites qui constituent les principaux résultats de notre stimulant projet « Early Tantra » sur le tantrisme ancien ont commencé à paraître dans la présente collection.
Avec cette sous-collection, lancée en 2015 au sein de la « Collection Indologie », nous publions les résultats d'un projet franco-allemand financé de 2008 jusqu'en 2011 par l'Agence Nationale pour la Recherche et la Deutsche Forschungsgemeinschaft. Le nom de la sous-collection reflète le titre de ce projet : « Early Tantra: Discovering the interrelationships and common ritual syntax of the Śaiva, Buddhist, Vaiṣṇava and Saura traditions ». Notre but était d'étudier les relations entre les traditions tantriques à travers des sources fondamentales, que nous éditons pour la première fois. Les trois premiers volumes sont parus au cours de l'été 2015.
Ce volume vient les compléter en rassemblant les fruits, directs et indirects, des intenses discussions qui animèrent les ateliers du projet. En introduction est proposée une synthèse de nos découvertes concernant la « syntaxe rituelle commune » des plus anciens ouvrages connus des traditions tantriques, en particulier le Mañjuśriyamūlakalpa, du côté bouddhique, et la Niśvāsatattvasaṃhitā, du côté du shivaïsme. Sept autres contributions, par Dominic Goodall, Peter Bisschop, Judit Törzsök, Diwakar Acharya, Anna A. Ślączka, Libbie Mills et Péter-Dániel Szántó, apportent des lumières sur des sujets variés : les tattvas shivaïtes et leur évolution, les temples aux yoginīs, les divinités-alphabets, un traité ancien de magie liée aux serpents, les enseignements iconographiques des pratiṣṭhātantras anciens, les implications de l'emploi du système de la bhūtasaṅkhyā et un fragment de sādhana tantrique bouddhique.

À propos de l'éditeur

Schmid (Charlotte)

Archéologie du monde indien

Les séjours en Inde de Charlotte Schmid marquent les étapes principales de son parcours de recherche. Son affectation, en septembre 1999, dans le centre EFEO de Pondichéry articulent ainsi deux volets scientifiques correspondant à deux espaces de la péninsule Indienne, le Nord et le Sud, qui s’entrelacent dans sa recherche aujourd’hui. Après un Essai de définition d’une culture coloniale, la Bactriane grecque d’après les données archéologiques et les textes, portant sur le matériel d’Aï Khanoum, la plus importante colonie grecque d’Asie Centrale fouillée à ce jour – ce qu’on appelle grec, indien, centre-asiatique, nomade, envahisseur… comment le nomme-t-on ainsi –, des études classiques (grec, latin, École du Louvre), l’apprentissage du sanskrit et la lecture de La Grande Route de l’Inde de Bactres à Taxila d’Alfred Foucher, l’ont convaincue de la nécessité du contact avec le terrain. Son doctorat, dirigé par le professeur Gérard Fussman qui l’avait inspiré, porta donc sur les premières représentations figurées en Inde septentrionale d’une divinité de la bhakti hindoue, Kṛṣṇa ; son affectation à Pondichéry l’a menée vers des recherches sur l’apparition des divinités de bhakti dans le pays tamoul.

Si elle s’est engagée sur la route de l’Inde, c’est qu’elle mène à un pays accessible (où elle a séjourné dès 1990), qui offre un terrain privilégié pour l’étude croisée d’un double corpus, textes et matériel archéologique au sens large, tel celui mené à Mathurā. Aujourd’hui ville indienne de taille moyenne dont les cultes krishnaïtes ont forgé l’identité culturelle durant les derniers siècles, Mathurā abrite une mosquée du XVIIe siècle tandis que des vestiges jaïns, bouddhiques et çivaïtes en attestent l’importance artistique et cultuelle dès les environs de notre ère. C’est une ville qui pèse son poids de mythe. Dans le contraste entre une documentation ancienne et matérielle et la profusion des documents modernes et contemporains de tous types, la force du lien qui, dans les textes, fait de Kṛṣṇa l’enfant de Mathurā pose la relation entre le dieu et la ville comme une construction sur les conditions de laquelle C. Schmid s’est interrogée dans Le Don de voir, premières représentations krishnaïtes de la région de Mathurā.

À cette problématique du rapport entre le texte et l’archéologie dans la partie nord de la péninsule font écho les recherches menées dans des espaces différents et sur des périodes plus documentées, avec l’affectation en Inde du Sud pendant quatre ans au centre EFEO de Pondichéry. Ce centre lui a donné accès à un terrain autre, dont celui d’un travail avec des lettrés traditionnels, et C. Schmid a commencé l’étude des données tamoules. Affectée à Paris depuis 2003, elle y poursuit des recherches sur la représentation figurée des divinités de l’hindouisme en Inde ancienne que nourrissent le savoir des lettrés traditionnels et la documentation archéologique (monuments, sculptures, inscriptions). Des temples in situ, pourvus de dizaines d’inscriptions et de sculptures en place, élevés entre le VIe et le XIIe siècle, et l’ensemble des textes qui s’y rapportent, de caractère le plus souvent dévotionnel, constituent la base d’un travail exposé entre autres dans Sur le chemin de Kṛṣṇa : la flûte et ses voies et La Bhakti d’une reine.

Ses séminaires sur l’épigraphie et l’iconographie du pays tamoul sont l’occasion de nombreuses discussions avec les étudiants et les collègues rencontrés, entre autres, à la 5e section de l’École pratique des hautes études à laquelle son enseignement est rattaché. Les échanges avec ses collègues archéologues de l’EFEO et son insertion dans le projet du Corpus des inscriptions khmères (CIK), constituent l’Asie du Sud-Est en horizon de recherche. La rédaction en chef d’Arts Asiatiques et le comité éditorial du Bulletin de l’École française d’Extrême-Orient donnent à ces échanges tout le loisir de s’exprimer.

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